Virus d’une grippe mutante, catastrophe aérienne au beau milieu de l'Atlantique, problèmes de papiers, tout porte à croire que mon voyages aux USA prend l’eau. J’avoue qu’en ce début juin, je suis en proie à un découragement certain, forcé de constater que le handicap ne suffit pas à me compliquer la vie, et qu’il faut jongler avec de nombreux détails extérieurs, qui si le monde était concentrer sur mon unique personnage, pourrait se traduire en une manoeuvre qui ne servirait qu’à me décourager d’entreprendre mon voyage à New York. Le rêve prend des allures de cauchemars, me laisse-t-il un goût amer au fond de la gorge, comme si un rêve ne pouvait être comestible une fois transformé en réalité.
Pourquoi lorsqu’une situation parait simple, il faut qu’elle se complique au fil des mois ? Après des mois de problèmes liés à ma voiture, alors que je pourrais enfin respirer et profiter pleinement de la vie, voilà que maintenant d’autre soucis viennent se mettre en travers de ma route, comme s’il fallait qu’une situation se complique à un tel point que l’on arrive plus à se rappeler l’excitation qui nous avait jadis poussé à mettre tout en oeuvre pour réaliser se rêve, au point où l’on perd toute réjouissance liée à celui-ci. Comme s’il fallait à tout prix souffrir pour réaliser un projet, pour qu’au final, on puisse l’apprécier à sa juste valeur. Je pense ainsi, parce que souvent ça été le cas dans ma vie, et souvent dans l’organisation d’un voyage ou de vacances, parce que partir en étant valide ce n’est déjà pas simple, suffit alors d’y rajouter un handicap pour que tout se complique. Bien que l’organisation scabreuse de certaines vacances, m’avait poussé au delà du désespoir, le résultat n’en avait pas forcément été de concert, ayant avec étonnement, constaté que les vacances, en ce qui concerne leur lot de satisfaction, avaient dépassé toutes mes espérances. Peut-être dois-je en déduire que l’être humain est ainsi fait, ayant le devoir de souffrir sa dose, pour plus tard apprécier sans aucune culpabilité. Et lorsque l’on souffre d’une différence, d’un handicap, bref d’une complication, la désenchantement n’a d’autre choix que de s’y aligner.
En ce qui me concerne, les complications liés à ce voyage, n’ont pas de lien direct avec le handicap, sauf peut-être une contamination de la grippe, qui s'alliant au handicap ne peut m’être que fatal. Toutes ces contrariétés viennent de l’extérieur, embrouiller mon plaisir et ma sérénité, et cela, parce que tout simplement, je suis une personne d’une sensibilité extrême, qui n’attend que la moindre contrariété pour être totalement déboussolé. Je décide donc, du moins pour la période d’un week end, de me ficher de tout, en me disant que rien n’est grave, sauf la mort, et que si l’une de ces contrariétés devait avoir raison de mon voyage, elle collaborerait à la survie de mon rêve en reportant sa réalisation, bien qu’à force d’être reporté, le rêve prendrait des allures d’utopie !
Une des clefs de réussite de cette opération de communication à la fois sanitaire et marketing prend forme à travers le témoignage misérabiliste.
Celui-ci valide le facteur temps, après celui de l’espace promulgué part internet. La temporalité insinue que les rescapés d’ailleurs feront les victimes d’ici.
Quand le doute responsable flirte avec la mise en quarantaine systématique, la société se replie sur elle-même tout en surveillant son voisin.
Dès que l’objet psychose laisse place à l’outil paranoïa, les présomptions deviennent des obsessions qui conduisent à la recherche frénétique d’un nouveau shoot d’information.
Rédigé par: sanglier | 17 juillet 2009 à 18:00