A croire que le destin est contre mes projets. Alors que je me voyais déjà me promener dans les rues de la Grande Pomme, comme je l’avais si souvent rêvé, me pensant que je pouvais enfin me réjouir de partir à New York sans avoir peur d’un retour de manivelle qui viendrait compromettre ce beau projet, me voilà maintenant en proie à mille doutes. Mes vieux démons reviennent me hanter, comme si le projet en question était maudit, comme si c’était écrit que jamais je n’irai à New York. Maintenant que j’avais élucidé les problèmes de passeport, que j’avais trouvé l'accompagnatrice idéale, celle que j’ai attendue depuis passé dix ans, alors que je touche enfin le rêve du bout des doigts, voilà qu’un cochon décide de venir piétiner mes projets et mettre sa grosse carcasse graisseuse sur ma route, freinant la machine bien huilée qu'avait été l'organisation de ces vacances pas comme les autres.
Une pandémie de grippe, c'était le pire truc qui pouvait me tomber dessus, moi qui dois déjà faire attention de ne pas attraper le moindre refroidissement, alors que la moindre goutte au nez me fait paniquer, n'oubliant pas les craintes ainsi que les recommandations de mon médecin, prétendant qu'une pneumonie ne pourrait m'être que fatale. Craintes qui ont pour moi fait retarder bien souvent le projet de partir si loin, de peur de faire des heures d’avion dans lequel je pourrais contracter un virus qui me serait fatal. J'ai en effet tout entrepris pour m'éviter une catastrophe sanitaire personnelle, et pas seulement en ce qui concerne l’avion, je me fais vacciner contre la pneumonie virale ainsi que la grippe régulièrement, je me lave aussi souvent que possible les mains, et pendant les périodes de grippe, j’essaie d’éviter les endroits surpeuplés. Il y a des années, j’ai même réussi arrêter de fumer, ce qui pour moi avait été un véritable exploit.
Mais le rêve est tellement proche de la réalité, qu'après mûres réflexions, je refuse de baisser les bras et de faire comme la majorité des gens, qui cèdent un peu trop facilement à la panique. Je préfère attendre que la situation se détende un peu avant de détruire mon beau projet, Je refuse de tomber dans le piège des médias qui aiment à s'adonner à la dramatisation des événements. Je m’efforce de vivre le quotidien sans penser à la suite, en me disant que tout ira dans la direction qui sera la plus idéale pour moi. Je reste philosophe et m'en remets au destin. Bien que si la situation devait s'aggraver, je garderais ma lucidité et déciderais de tout annuler, car un voyage, même à New York ne vaut pas de risquer ma vie. Mais je suis sûr que le destin sera avec moi, parce qu’il a toujours été avec moi, sauf à la naissance évidement, mais cela est un détail. Détail sans qui ce blog n'existerait pas !
Mitch,
Mais oui vous irez à New-York !
Rédigé par: Florentine | 03 mai 2009 à 15:08