Ça fait longtemps que je n'ai plus parlé de ma voiture dans mon blog, c'est peut-être la preuve qu'elle semble fonctionner correctement. Vous remarquerez une certaine retenue dans mon enthousiasme, ayant tellement eu de déboires dans le passer, aujourd'hui j'ai encore du mal à croire qu'elle ne va pas me lâcher d'un moment à l'autre. Étant superstitieux de nature, j'ai peut-être aussi peur que mon enthousiasme m'attire la poisse. Alors, d’en parler le moins possible me semble la meilleure méthode pour conjurer le sort, et me faire oublier des influences maléfiques.
Mais ne parlons plus des ennuis techniques de ma voiture, qui maintenant font partie du passé, du moins je le souhaite, ayant à mon avis eu ma part de pluie en ce qui concerne ce domaine. Car le sujet de ce présent billet, n’est pas ma voiture, mais le droit à l'erreur que les gens m'accordent au volant de ma voiture. Depuis que j’ai mon permis de voiture, j'ai le sentiment que la majorité des gens sont septiques en ce qui concerne ma capacité à conduire un véhicule, aussi adapté à mon handicap soit-il. Pour certaines personnes, le fait d'être handicapé ne devrait pas me donner l'accès à ce droit qui pour eux, n’est apparemment réservé qu'aux valides. En affirmant de telles choses, je sais que certains penseront que je suis en proie au syndrome de persécution, étant persuadé à tore que le monde du valide est mon ennemi. Mais je suis bien loin de cette façon de pensée-là, étant conscient qu'une partie non négligeable de la population de valides fait tout pour que la personne handicapée se sente égale à elle. Ces accusations envers certains valides sont malheureusement fondées, parce qu’il ne faut pas aller bien loin pour entendre des médisance, ayant eu vent que des personnes habitants ma rue avaient prétendu que l'on ne devrait pas donner le permis à une personne handicapée. A ceux-là, je ne leur répond rien, car prendre le temps de penser à eux, serait une insulte à mon amour propre.
Cette semaine il m'est arrivé une mésaventure qui m'a fait penser au sujet de ce billet. Ayant malencontreusement touché un trottoir en roulant, ce qui m'a pousser à me rendre au garage pour vérifier si la direction de ma voiture n'avait pas été faussée, je me suis soudain senti honteux et indigne d'avoir le permis de voiture. Et j'ai pensé que si je dévoilerais cette mésaventure à quiconque, toutes ces mauvaises langues se sentiraient fortes dans leur déduction, et que j'alimenterais la fausse rumeur qui prétend que l’on m’a pistonné dans l'octroi de mon permis. Je me pense alors que les gens racontent n'importe quoi, pourvu que ça fasse mal, parce que si ils avaient réfléchi ne serait-ce qu’une seule minute à ces paroles, ils auraient pu s'imaginer que les autorités ne m'auraient pas lâché dans la nature avec une voiture, si j'avais été un danger pour autrui. Pour ma part, je ne dois me justifier à personne, car seul, je sais combien j'ai trimé pour avoir ce permis de conduire !
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